Comprendre. Apprendre. Surprendre.

Ma vie trépidante et mon oeuvre qui l'est tout autant

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11 octobre 2016

Article dixième. Recette pour se compliquer la vie.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 15:00

Prendre un cœur, et l’emmurer, patiemment, pendant cinq ans.

Le remplir de joie, de stabilité, de promesses d’un avenir doux et durable, sans l’ombre d’un problème.

Car la vie est faite d’équilibre, ce cœur saura créer seul tous les doutes et les problèmes qu’on lui connaît…

Au bout de cinq ans, à travers la petite ouverture qu’il reste dans le mur de briques, faites ce que vous voulez de ce cœur. Allez-y à cœur joie. Écœurez-vous.

Il sera d’autant meilleur s’il est
broyé, moulu,
brûlé, tordu,
coupé, fourbu,
haché menu,
noyé, fendu,
lynché, bouillu,
tranché, rompu,
mangé, fondu,
taillé, perclus,
pressé au jus,
cogné, battu,
chauffé, fichu,
roulé, confus,
brodé, cousu,
poussé, déchu,
choqué, déçu,
lavé, diffus,
griffé, mordu,
pelé, tondu,
dans cet ordre ou dans un autre.

 

Shadok

10 octobre 2016

Article neuvième. Deux moitiés de tasse.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 8:43

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7 octobre 2016

Article huitième. Pommes et lettres brûlées.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 10:24

On dépoussière l’émeraude pour la dernière fois.

On y trouve des vestiges d’inspirations pour le Cygne. C’était encore plus vieux, tout ça… Et pas si bon en plus.

***

Été. (ou Désir ?)

Je n’eus pourtant que l’esquisse d’un blanc miroir
Pour tes joues, ton sourire et tes yeux percevoir.
Silencieuse et futile, je retins ton image
Mais de quel monde es-tu, ô chevalier-mirage ?

Où t’es-tu procuré le code de mon âme ?
La clé de mon esprit ? Ton silence de flamme ?
Est-ce ton doux regard qui a su les capter ?
Moi qui ai vu trop tard que tu les capturais !

Mais tout ce que la Terre engendra de plus vil
Tu le possédais dans un mélange subtil !
Tu pus ainsi séduire, voleur si désirable,
La partie de mon cœur la plus abominable !

Mélancolie suprême de ne pouvoir garder
De ce si bel échange un souvenir parfait !
Monstrueuse fusion aux allures édéniques
Que mes sens atrophiés jugeraient maléfique

Je t’étreignis des yeux lors d’un instant fugace
Je devinai l’odeur de ton parfum de glace
J’imaginai le goût de tes lèvres vermeilles
Je caressai ta chevelure de soleil

J’étais cette sueur qui perlait à ton front
J’étais ce courant d’air qui venait du balcon
J’étais cette lueur d’amour fou passionnel
Palpable dans tes mains que je savais si belles.

J’abaissai cette pudeur qui nous séparait
Pour mêler nos pensées et nos rêves osés
Lors d’une nuit si douce à la saveur d’été
Où la bise nous pousse aux langoureux baisers.

5 octobre 2016

Article septième. Lettre à moi-même.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 10:34

Sept ans déjà. J’émerge à nouveau.

Sept ans que la vie a suivi son cours et que je reviens sur mes pas, comme on marche sur des œufs, soucieuse de ne pas faire trembler les grains de poussière qui se sont accumulés au fil de ces sept ans.

Sept ans… Te voilà en âge maintenant où je peux t’appeler Petite Sœur.

Je t’écris à toi, Petite Sœur, comme pour fermer une parenthèse et en ouvrir une nouvelle — revenir sur ce blog, dans ce mausolée isolé d’internet, dans cet exutoire secret, c’est un peu la promesse que je ne t’ai pas abandonnée.

Ici, il faut vouloir y venir.

Pas d’inquiétude, j’accueillerai toujours de potentiels lecteurs-voyeurs — je dis cela, car malgré tout, on ressent toujours une pensée pour celui qui tombera, volontairement ou non, sur nos mots pour en faire ce qu’il voudra ; on ne peut se cacher indéfiniment sur la toile… On a malgré nous ce désir enfoui d’être trouvé.

Mais si j’écris aujourd’hui, c’est avant tout pour toi.

***

Petite Sœur, tu étais bien amère. Tu as souffert, je le vois bien à présent. Ta vie n’était pas si belle, mais tu essayais toujours de sourire.

Il s’en est passé des choses depuis tout ce temps. Icare a finalement pu ouvrir ses ailes, et on connaît la suite de l’histoire. Mais on se relève. La vie est ainsi faite. Si tout était si facile… Eh bien, la saveur de l’existence en serait bien affadie.

J’ai appris à aimer, aimer parfois comme une folle. Aimer à ne plus manger, à ne plus bouger. Aimer à pleurer et dépérir. Aimer d’autres fois d’un cœur qui bat si vite qu’il semble accélérer le temps. S’effondrer, se relever. Encore. Aimer enfin d’un amour doux, d’un amour qui dure. Aimer, oui, et s’emprisonner chaque jour un peu plus ; s’autoriser parfois à rêver au dehors et à se laisser ronger par le doux acide du remords.

Aimer les gens, aimer les choses, aimer la vie, tout simplement.

J’ai voyagé, un peu. Fait des rencontres. Eu des projets. J’ai choisi ce qui comptait à mes yeux.

J’ai très peu écrit, ou en tout cas pour d’autres, dont je n’ai plus de traces. On m’avait dit « ne t’arrête pas d’écrire ». J’ai arrêté. Troqué les lettres qui ont un signifié pour celles qui ont un signifiant. J’ai dit adieu à Schopenhauer et ses diatribes suicidaires. Au revoir à mon Arthur, qui me faisait tant rêver. Au revoir à Adélaïde, je reviendrai un jour. Promis. Je me suis plongée dans l’art raffiné des équations jusqu’à en être dégoûtée. Alors pour oublier, j’ai peint, sculpté, dessiné, beaucoup. Ce que j’écrivais autrefois, je le partageais désormais à l’oral. Des mots dans le vent, bien amoindris en comparaison. Des mots perdus, mais des mots qui savent donner chaud au cœur quand on sait les recevoir. Qui donnent de la confiance.

J’ai fait du mal aussi. En voulant faire du bien, j’en ai trop donné, on en a voulu plus, j’ai tout repris. Larmes devant le pas de la porte, à Hambourg. Ou sur le lit d’une résidence, beaucoup trop de fois. J’ai brisé des hommes, j’ai brisé des rêves et des cœurs, et je porte tout ça sur ma conscience.

***

Tu vois, je reviens aujourd’hui, maladroitement. Tu m’inspires, ô toi, du haut de tes seize ans. Grâce à toi, je serai plus « ritip0k » que jamais.

Serais-tu fière de moi ? Je le crois. J’ai vécu, et en sept ans j’ai beaucoup changé, mais en bien, je le pense.

J’ai troqué un brin de réflexion contre une once de bonheur ; car oui, je réfléchis beaucoup moins que toi. Carpe diem, comme disait l’autre. Oh oui, tu dois te dire que c’est dangereux. Que je deviens comme tous les adultes que tu détestais avant. Parce que comme moi, ils cogitent moins, alors qu’ils ont plus de pouvoirs.

Mais réfléchir rend las. C’est le dur prix à payer ; la connaissance pour un sourire sincère…

Alors réconcilions-nous.

Je te promets de réfléchir davantage. De ne pas oublier celle que j’étais. Quant à toi, je ne te demande rien ; tu appartiens au passé et je sais ce que tu vas devenir. Aie juste confiance en toi. Tu deviendras quelqu’un de bien.

***

Petite Sœur, je ne sais pas si l’autre a ta fougue,  mais vous avez bel et bien le même âge. Ça me fait tout drôle, vous me paraissez si différentes.

Sept ans déjà…

Le temps passe si vite.

Alors autant laisser une petite trace de notre passage, même virtuelle.

Je te dis à très vite, Petite Sœur, pour que tu sois fière de moi.

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