Comprendre. Apprendre. Surprendre.

Ma vie trépidante et mon oeuvre qui l’est tout autant

16 mai, 2009

Article sixième. « A la musique ».

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 20:23

Je ne me fie qu’au fil de ma vie, qu’Athropos ose névroser mon agonie.

Je file avec envie dans les méandres de la nuit. Rose, suie, je m’adonne à la prosodie des vibrations sur bois verni, mes yeux fermés à double tour et dont j’avais perdu la clé. Je me lance dans une lithurgie où l’orgie de mes doigts oublie sa sclérose et glisse le long des fils de l’instrument. Une pause s’imposait, mais de l’imposante contrebasse jaillit un son guttural, multiple et unique, écho de lui-même, et me voici transcendée sur la portée, entre les notes et les silences.

Do. Alpha abyssal, suspendu et suspendant, inachevé.

. Lux dans la nox, équinoxe d’espoir.

Mi. Joie éphémère de l’enfant insatiable, insaisissable.

Fa. Edelweiss de papier, origami faiblesse, plume dans le vent.

Sol. Scoliose étranglée, voile, attente.

La. Paradis caché dans la voix de l’autre, épicuriste.

Si. Négation, rupture de l’inconscient, violente faille.

Et je jongle entre les lignes, et mes mains courent de fil en aiguille, telles des anguilles ; et chaque son arraché à l’intarrissable meurt dans l’instant, apothéose, soulageant l’humaine oppression de ses pulsions sadiques. La symphonie devient grandiose, les larmes-fleuves écumantes rongent une peau déjà écorchée. Tout n’est que souffrance, le temps, comme le reste, n’existe plus. Seule demeure la musique, serpent résonnant et dodelinant dans l’immensité du vide. J’ouvre les yeux avec avoir éructé la clé dans un crachat de sang.

Je suis enfin moi.

23 avril, 2009

Article cinquième. Quand écrire devient une thérapie.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 20:55

Il était une fois… Non. Ca part mal. Parce qu’il n’était pas une fois, mais bien au moins six milliards de fois. Parce que la vie n’est pas un conte de fée, mais un compte de faits. Un décompte plutôt. Parce que dès que tu nais, tu es voué à mourir. Les secondes passent, une à une, goutte après goutte, et, comme un acide, t’enlèvent au passage une poussière de ton existence en temps qu’être vivant sur cette Terre. C’est ainsi. Du coup, je ne sais pas comment commencer. Face à la feuille blanche, voilà une sensation bizarre que de vouloir à tout prix la remplir, comme si le blanc n’était pas joli. Enfin, joli, si on veut, pour certains ça fait mal aux yeux. Disons que ça a du charme. Remplir la feuille. Stresser comme un dingue pour vouloir remplir une putain de feuille, ne plus en dormir la nuit, chercher les mots justes, ceux qui frappent en pleine poitrine comme des poignards, ou ceux qui caressent les sens comme un voile de soie. Vouloir jouer les artistes, se sentir grand, plein de talent, fier de soi pour son œuvre qui n’est autre qu’une suite arithmétique (ou géométrique ou qu’importe tant qu’elle a une asymptote oblique en plus l’infini), une suite de lettres qui n’auront ni queue ni tête pour un chine-toc. Remplir une feuille quoi. À quoi bon ? Pourtant, ça fait du bien d’écrire, parfois, quand tu ne sais pas comment et à qui exprimer ce qui te ronge aux plus bas tréfonds de l’être, comme une énorme sangsue visqueuse avide de gober tout ce précieux liquide vital qui coule dans tes veines. Écrire pour continuer à jouer les hypocrites qui croient que la vie est un petit nuage rose bonbon barbe à papa flavour, à jouer les toxicomanes qui ont besoin chaque jour de leur seringue de sucre d’orge. Ecrire pour tromper l’ennui, le temps. Écrire pour écrire. Écrire pour s’empêcher de sombrer dans la démence la plus totale. Mais écrire quoi ? Écrire une vie ? Non merci je n’écris pas un journal intime. J’ai juste besoin d’écrire, de remplir cette feuille blanche comme une danseuse perfectionniste à tendance obsessionnelle a besoin de parfaire le moindre mouvement, la moindre attitude pour se sentir enfin bien, enfin complète. Enfin entière. J’écris pour rassembler ces petits bouts de moi qui se sont éparpillés. J’écris pour reconstituer le puzzle. J’écris pour arriver demain à me regarder dans le miroir et me dire que je ne suis pas un cas désespéré. J’écris parce que je ne me sens pas capable de faire autre chose. Je suis une égoïste. J’ai envie de composer un texte choquant, répugnant, horriblement scandaleux et qui va faire un ravage. Je me sens d’humeur à chambouler toute une génération, voire même deux ou trois. Parce que la société est devenue grégaire, c’est le paroxysme du syndrome du mouton. J’en deviens malade, je n’ai même plus envie de me lever pour aller au lycée le matin, pour voir toujours ces même visages, entre toujours ces mêmes voix, répéter toujours les mêmes propos, et voir des clones fringués tous pareils. J’ai envie qu’on se souvienne de moi comme de quelqu’un qui aura voulu être plus différente que tous les gens différents. Comme de quelqu’un qui aura eu raison d’exister, de se mouvoir, de manger, de dormir, de respirer, de réfléchir, de ressentir, de marcher, de courir, de rêver, de désirer, de cligner des yeux, de parler, de chanter, de danser, d’apprendre, de dessiner, d’aimer, de vivre, de vivre tout simplement, jusqu’à sa dernière seconde, jusqu’à son dernier souffle. Je ne veux pas briller sous le feu des projecteurs. Je n’ai pas la prétention d’écrire à la perfection. Je veux juste avoir eu raison de naître. Pour quelle raison naissons-nous ? Pour quelle raison nos parents nous désirent-ils, alors que plus tard ils finissent par s’en mordre les doigts et croupissent, seuls, expirant dans une maison de retraite à l’abri des regards aveugles de centaines de vieux qui leurs sont semblables ? Pour quelles raisons aimons-nous ? Pourquoi aimes-tu ? Pourquoi t’aimé-je ? Quelle est cette étrangeté qui pousse l’homme à s’enticher et à s’attacher d’une potiche qui fera sa popote devant une cuisinière ? Ca consomme trop de gaz, voyons. Pourquoi, d’un seul coup, sans qu’on le décide, on devient niais au possible parce que son cœur se met à battre au même tempo que celui de son âme-sœur ? À quoi ça sert l’amour ? Pourquoi le recherche-t-on toujours alors que quand ça finit on en devient triste, triste à en pleurer, triste à penser qu’il faut se retirer du monde et à mourir de dedans et de dehors ? Pourquoi ?

28 mars, 2009

Article quatrième. Période de doutes, de nostalgie.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 15:28

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Avant. 

Sonne, résonne, raisonne
Ton lent tintement monotone
Murmure en moi ces silences d’antan.

Toile, et toile, étoile
Quand la fraîche brise hivernale
Laisse place à la chaleur du printemps.

Air, fer, lumière
Lune, tu contemples la Terre
 Vers elle tend ton halo irisé.

Thym, romarin par cent brins
Emplit mon ventre d’un met fin
Provence, de mes langueurs arrosée.

Vent, essence de l’océan
Imprègne l’atmosphère de ton sang
À l’encens se mêle l’odeur du sel.

Nuit, tu fuis sans un bruit
Sans un frisson qui se produit
Demeure la mélancolie du ciel.

21 mars, 2009

Article troisième. C’est le printemps :)

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 15:42

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Invisibles.

Il y a des jours où je voudrais faire une croix sur le passé
Et cesser pour toujours incessamment de ressasser
Ces souvenirs qui hantent mon esprit et ma conscience
De folies insensées et d’incidents par leur absence.
Tels des spectres blanchâtres aux contours démoniaques
Ils me harcèlent m’ensorcèlent de leurs belles paroles
J’en deviens folle, j’en deviens paranoïaque
J’ai beau les chasser mais ils s’écoulent comme du sable entre mes doigts
Ils filent et ils rigolent en agitant leurs coutelas
Ils me surinent avec le schlass
Et je m’affale blême sur le sol plein de crasse

Innaccessibles omniprésents dans mon inconscient
Ils me blessent et me vident
de mon sang
Qui deviennent les larmes de douleurs qui ruissellent sur mes joues
Et finissent en torrent écarlate sur mes genoux écorchés
Je suis à bout.


Petit jeu sur les sonorités, petit slam que je viens de retravailler.

16 mars, 2009

Article second. La vie est toujours belle, mais ne vous mettez pas en T-shirt sous le soleil de mars.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 21:13

Dia duit ! 

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Comprendre : Avoir, élaborer, recevoir dans son esprit la représentation nette d’une chose, d’une personne. Par réflexe acquis, par actualisation d’une connaissance mémorisée antérieurement, saisir intellectuellement le rapport de signification qui existe entre tel signe et la chose signifiée, notamment au niveau du discours.

Apprendre : Recevoir un enseignement, acquérir la connaissance d’une chose par l’exercice de l’intelligence, de la mémoire, des mécanismes gestuels appropriés, etc.

Surprendre : S’emparer de quelqu’un/quelque chose, le mettre hors de combat par une action soudaine, une attaque imprévue. Causer de l’étonnement à quelqu’un (par un comportement, une attitude). Prendre au dépourvu ; se produire à l’improviste, sans qu’on s’y attende. Émouvoir subitement en produisant une sensation nouvelle, une perception étonnante.

(Extraits du Dictionnaire Trésor de la langue française.)

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 En bonne scientifique que je suis, je commence par définir les termes de façon claire.
Enfin non ça c’est littéraire.
Rho mais c’est compliqué tout ça…

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Slan agat.

11 mars, 2009

Article premier. La vie est belle. Les oiseaux chantent. Ritip0k vous souhaite la bienvenue.

Classé dans : Non classé — ritip0k @ 20:42

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Bon. On va commencer par dire bonjour.

- Bonjour !

Zut ! Et ceux chez qui c’est le soir ? 

- Bonsoir !

Ttttt. D’où qu’tu pars ?

Tu tassoies un point cest tout. Et tu lis attentivement. Ici cest un endroitouais bon un blog, daccord, où ça parle (ça pour parler ça parle !) de ce que je dessine et de ce que jécris, de ce que je pense et de ce que je vis.

Un blog d’égocentrique quoi.

En parlant décrire, passez sur http://raghnarockstar.unblog.fr/, ça en vaut fichtrement la peine.

Voilààààààà.

C’était pas si long, hum ?